Le chat qui n’avait pas faim

 

conte arabe

 

Un homme s’était assis pour manger du pain, du fromage et de la viande rôtie. Un chat vint miauler près de lui. L’homme prit du pain et le lui jeta. Le chat le flaira et ne le mangea pas. L’homme prit un morceau de fromage et le lui jeta. Le chat le flaira et ne le mangea pas. Alors l’homme tira un dirham de sa poche et le lui jeta en disant : « Tiens, va t’acheter ce que tu voudras ! »



 

Un dirham, est-ce que ça suffit pour se payer une souris ? Pas sûr, mais, une souris, ça suffit pour sauver un chat.

Le chat domestique a fait un long voyage depuis la terre de ses lointains ancêtres, la Libye. Adoré par les Egyptiens de l’Antiquité, il est importé en Grèce puis à Rome pour remplacer la belette, que l’on utilisait pour la chasse des rongeurs. Il envahit la Gaule en même temps que les soldats romains et se répand bientôt dans toute l’Europe, où il vit heureux. Mais, à partir du vie siècle jusqu’au xviiie, on l’accuse d’être le compagnon des sorcières. A cause de cette croyance, il est massacré sans pitié. Heureusement, il traque sans relâche rats porteurs de maladies et souris dévoreuses de blé. Ça lui sauvera la peau bien des fois.